The Artist, comment la presse parle de la genèse

Le succès des César et de The Artist a suscité quelque curiosité médiatique et culturelle sur l’évolution du cinéma français. Autant le dire et le répéter; nous voulons un cinéma français qui parle à tous.

Le grand mystère de « l’offre légale ». Ou Pas.

C’est quoi, l’offre légale de films ? Dans l’esprit du commun des mortels un peu attentif aux ébats du moment, cela désigne la disponibilité d’un film « à la demande » du (télé)spectateur.

Diffuser tout, tout le temps et, (attention, sujet tabou!), pas cher, voilà le futur idéal que d’aucuns nous prédisent. Il y a un gros problème à cette affaire, personne n’a envie de payer, de surcroît à l’avance et donc sans savoir si le film sera réussi, ce que coûte un film pour le mettre ensuite  disposition

Pourtant, l’offre légale est déjà très développée. Quand j’étais gamin, je devais aller en salle de cinéma revoir ou découvrir des vieux westerns. Je me souviens avoir découvert POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS quelque part sur les Champs Elysées vers 1980. Aujourd’hui, pour quelques euros de moins, mon fils clique sur la télécommande du salon et tombe sur l’iTunes, Orange 24/24 ou Canalsat à la demande.

Quand un film sort en salles, on lui impose d’attendre un peu avant de sortir en VOD. Pourquoi ? Pour inciter le public à aller en salles. Aux Etats-Unis, les sorties rapprochées ont été un fiasco ou marginales.

Ensuite, 10 mois plus tard, le film a 3 chances sur 4 de débouler sur une chaîne payante, qu’il soit français ou étranger. Et toutes les chaînes payantes ont un service « à la demande » qui jouxte leur magasin linéaire.

« Oui, mais il faut s’abonner à la chaîne » m’a un jour rétorqué le représentant d’une institution. J’ai failli tomber de ma chaise. Etait-ce le fait d’avoir à payer qui était gênant ? Personne n’oblige l’abonné Canal+ ou Orange à regarder les programmes en linéaire.

Mais que faire du quart des films qui ne sont pas diffusé sur une chaîne de télévision ? Et bien, la VOD est là, toute disponible pour les accueillir. Aussi longtemps qu’ils le veulent, et au prix qu’ils veulent. Par ailleurs, personne n’interdit à quiconque de créer une TV (les places sont infinies en DSL, satellite ou câble), de souscrire aux obligations réglementaires, d’acheter ces films abandonnés et de les diffuser en linéaire ou non.