L’ARCEP, le CSA et les films TROMA

Quel joli casse-tête pour la future autorité de régulation qui sera issue du rapprochement entre l’ARCEP et le CSA.

Une chaîne de télévision a les plus grandes difficultés pour diffuser des programmes violents à des horaires de grande écoute. C’est bien normal, il faut protéger la jeunesse.

Voici que le studio TROMA, que les afficionados de séries B connaissent très bien, a décidé d’exposer gratuitement sur YouTube quelque 150 films d’horreur. Cette programmation fournit un bel exemple pour comprendre l’ampleur des écarts de régulation qui existent entre notre monde linéaire et le vaste Web

1. Inutile de préciser que les films sont sans contrainte particulière d’accès ni même, évidemment, de pictogramme indiquant la violence de quelques scènes (je vous conseille Decampitated). On imagine le casse-tête du CSA sur une pareille diffusion à toutes heures.

2. Tous ces films sont américains et YouTube n’a que le statut d’hébergeur, pas d’éditeur. Oubliez donc les quotas de diffusion… Si nous voulions faire de même sur Cine+ Frisson, par exemple, il nous faudrait trouver 150 films français et 75 films européens en complément des 150 Tromamovies, pour respecter les équilibres réglementaires.

3. Enfin, comme YouTube fait bien les choses, chaque diffusion est précédée d’un pre-roll publicitaire (et donc de revenus) qui, évidemment, ne rapporte pas un centime de contribution à la création française et européenne.

J’oubliais un dernier point: sur notre TV connectée familiale, nous avons YouTube sur grand écran à la maison.

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