7 days before D-Day

For any Fox or Disney employee, D-Day refers to this coming March 20, 2019 when Disney becomes the owner of some 21CF’s assets. As a new era will soon begins, there is obviously a mix of sadness, nostalgia, hope and enthousiasm. The exact balance between these feelings may vary from one person to another, but we’ll all remember Fox legacy.

I personally remember hundreds of moments, first as a Fox fan, then a Fox partner, and finally a Fox employee. Here is a sequence of souvenirs, one souvenir per day, 7 days until D-Day.

*** 7 days before D-Day ***

1977-2005

I don’t remember when I saw STAR WARS for the first time. But I recall my emotions. The STAR WARS franchise became a universe with whom I grew and that still lives my adult life. I remember this young kid sitting next to me at the premiere of Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith. While the end credits scrolled on the screen, he exclaimed whispering, « Luke and Leia are brother and sister ! » How lucky was he ! He had 3 more films from the franchise to discover.

 

Ce livre sur la Culture

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Ce 31 août 2016, nous avons publié un ouvrage à trois paires de mains.

La Culture sans Etat, l’idée du titre est venu de Karine, que j’ai connue à Canal+, puis ailleurs.

Trois auteurs, deux femmes un homme, deux générations différentes, une seule préoccupation: comment l’exception culturelle à la française va-t-elle s’en sortir ?

La France a créé une régulation culturelle hors normes et qui lui a permis de résister contre les forces du marché. Mais cette si grande expérience a semble-t-il été gâchée. Depuis vingt ans, depuis que j’ai vingt ans et quelques années, le choc numérique a frappé, secoué, bousculé une régulation auparavant si parfaite. Nous avons vu des politiques clamer que le problème était l’accès à la culture quand le piratage et les plateformes légales en tous genres nous abreuvaient de plus d’œuvres que quelques siècles de loisirs nous permettraient de profiter. Nous avons vu comment la réponse des diffuseurs traditionnels – télévisions, éditeurs, et autres – a oscillé entre mépris et attentisme. Nous avons vu comment nos régulateurs ont cru que la culture était devenu un marché de la demande et non plus de l’offre.

Nous avons essayé d’être concrets. Avec des exemples.

Ce n’est qu’un essai, de la part de trois auteur(e)s aux convictions diverses, aux expériences diverses, aux conclusions diverses. Un essai pour provoquer une prise de conscience, chez quelques politiques et citoyens. Tous les auteurs, producteurs et distributeurs culturels que j’ai eu la chance de rencontrer depuis quelques lustres se sont posés ces questions.

 

Bref.

 

Faites-vous votre opinion.

La tristesse, la rage.

Des tueries, mais la résilience.

Pendant 24 heures, chacun, surtout à Paris, a eu ses anecdotes personnelles. Deux collègues tués. Un ami qui a raté le concert du Bataclan faute de place. Un autre qui entend la fusillade dans sa rue, sa fille venait de renoncer à sortir dans un bar à Charonne. Un autre collègue au Stade de France. Une autre qui cherche une amie (pour la retrouver enfin samedi soir).

J’ai remarqué pendant ces premières 24 heures après les premières tueries de Paris vendredi 13 novembre que nos adolescents réagissaient avec tristesse mais davantage de sérénité que les plus âgés.

Triste mais pas effrayé.

C’est la guerre. C’est comme ça.

 

« On n’est plus en temps de paix, ça c’est clair », expliquait un urgentiste sur Canal+.

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Mobile first ?

Je suis resté « scotché » longtemps sur cette illustration, un extrait d’un énième rapport sur le monde moderne. Ce simple tableau était comme le polaroid terrifiant d’une situation personnelle, mais aussi un constat collectif.

Millenials

Ce simple graphique est tiré d’une enquête qui se passe de mains en mains, de séminaires en séminaires. Il résume un constat, le smartphone a attrapé quelques générations, et non plus seulement celle des Millenials mais aussi la génération Z, celles de nos ados d’aujourd’hui. Ces ados que j’ai à la maison tous les soirs.

Cette évolution pourrait être terrifiante car cet écran trop petit réinvente beaucoup de choses: la narration, la visualisation, le rythme, la concurrence entre les distractions et divertissements.

Les plus jeunes ont toujours eu des comportements différents de leurs aînés.

 

Rappelez vous.

 

 

La particularité du moment que nous vivons est que ces différences de pratiques peuvent s’installer plus durablement, sans retour en arrière, sans « normalisation » ultérieure. Internet a ouvert des vannes qu’on ne referme pas. Internet a ouvert plus d’écrans que jamais. Ce « choc de la diffusion » est plus important, plus disruptif, et plus prometteur qu’un simple changement des goûts et des pratiques.

 

Mobile first.

 

 

Une offre légale inattendue

J’ai attendu pour les voir.

 

J’ai même dû me déplacer.
Il fallait être patient.
Il y avait même un ordre imposé pour regarder.
Il y avait quelques oeuvres seulement, soigneusement choisies.
Je pouvais voir et revoir, sans limite si ce n’était celle des horaires d’ouverture.
J’ai dû payer, ce n’était pas donné (7 euros), même si les enfants pouvaient regarder gratuitement.
Je ne pouvais rien télécharger.
Il y avait bien quelques pâles copies, très partielles et de très mauvaises facture, légales et offertes pour attirer le chaland.
Donc je suis entré.
Et j’ai profité.
Avec plaisir.
pearlman

Pourquoi regarder Dirty Harry en 2014 ?

Il se passe quelque chose d’un peu lourd, quelques milliards de videos regardées chaque mois ailleurs que sur nos écrans traditionnels. Certes, il manque parfois le soin d’une fiction au long cours, l’argent du développement d’un scénario et que sais-je encore. Mais il y a des choses formidables, et quotidiennes.

Cette explosion nous interroge, notamment sur notre capacité à transmettre la culture, évidemment le cinéma.

La transmission de la cinéphilie est un long combat. Il y a trente et quelques années, nous pouvions espérer collecter ce qu’il fallait d’impressions cinéphiliques grâce à l’attrait de l’image sur grand écran, la frustration du manque d’images animées, le faible nombre d’écrans à notre disposition.

La génération Z, qui écrase déjà en agilité la précédente « Y », a le souci inverse. Il est presque existentiel. Elle doit trier et non chercher, comprendre ce qui fait sens et éviter de s’égarer. Sur Internet, quelques milliards de videos lui sont envoyées.

Aussi le plaisir est-il immense quand certains films passent le test de l’épreuve familiale.

Dirty Harry, film lent et troublant, qui fit polémique en son temps, fut de ceux-là.

En espérant que d’autres familles d’aujourd’hui parviennent également à accrocher la jeune génération.

Binge-view, pour comprendre.

Cette nuit, Canal+ a proposé l’intégralité des épisodes inédits de la toute dernière saison de Mafiosa – la cinquième –  à ses abonnés. Il suffisait d’aller voir et piocher, au rythme de leur choix, sur CANAL+ A LA DEMANDE. C’est la première fois qu’une chaîne française procède ainsi.

La démonstration est simple, le « binge-viewing », c’est-à-dire regarder tous les épisodes d’une série télévisée d’affilée, est possible pour tous les programmes sérialisés. Quand il s’agit d’un programme cher, le diffuseur cherche à en étaler la programmation. C’est légitime. ce qui est bon est rare. Une fraction du public ne le comprend pas forcément. Pourtant, c’est assez simple. Il y a même un plaisir simple et presque plus grand encore à savoir/devoir attendre la suite d’une série favorite.

Aucun opérateur au monde ne propose systématiquement au « binge-viewing » des séries premium, c’est-à-dire chères, inédites et attendues (un triptyque difficile à atteindre) . Le modèle économique n’est pas là, pour l’instant.

Mafiosa 5 marque un tournant, c’est CANAL+ qui le propose.

A suivre.