Le Parisien et le cinéma français

Difficile de comprendre ce qui a présidé au choix, par la rédaction du Parisien/Aujourd’hui en France de retenir 5 films français sans rapport économique les uns avec les autres, pour illustrer une double page consacrée aux prétendues difficultés de notre cinéma national le weekend dernier.

Le journal avait choisi

  • « Turf » de Fabien Onteniente. Très grosse comédie française dont le devis fut inversement proportionnel à ses entrées. C’est une chose qui arrive dans le cinéma, même français.
  • « Une Histoire d’amour » d’Hélène Fillières: drame intimiste.
  • « Pas très Normales Activités » de Maurice Barthélémy: comédie horrifique décalée, très atypique dans la production nationale
  • « Arrêtez-moi » de Jean-Paul Lilienfeld.
  • « La Fille de nulle part », de Jean-Claude Brisseau, auteur que l’on ne présente plus.

Les quatre derniers films font partie de la centaine de films français produits chaque année avec moins de 4 millions d’euros. Deux d’entre eux n’ont même pas de financement hertzien. Chacun, qu’il soit auteur, producteur ou partenaire, espère toujours que son film réjouisse une très large public. Mais inutile de préciser combien cette espérance est plus difficilement satisfaite pour les films les moins chers du « marché« .

Cela n’enlève rien à leur qualité potentielle.

Il suffit de connaître un peu notre économie et notre filière pour éviter des comparaisons absurdes avec l’un des 10 films français les plus chers de l’année.

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